Des rapports sur un éventuel incident de peste pneumonique à Irkoutsk ont voyagé plus vite que les preuves. L’événement sous-jacent est réel : un travailleur d’un institut de recherche anti-plaisir est décédé après une pneumonie sévère. Un avis officiel de l’OMS publié le 10 octobre dit que les autorités russes ont exclu la peste, tandis que la cause de la maladie mortelle reste indéterminée.
14 octobre
L’OMS n’a pas identifié de preuves de transmission continue associée à l’événement. Tous les contacts identifiés seraient restés asymptomatiques, négatifs et suivis par des médecins. L’OMS ne recommande pas de restrictions aux déplacements ou au commerce liées à l’événement.
Ce n’est pas une épidémie de peste confirmée. Il s’agit d’une pneumonie surveillée dont le signal initial de la peste a été exclu des données de dépistage communiquées à l’OMS.
Le 12 octobre, le Centre de protection de la santé de Hong Kong a demandé aux médecins d’améliorer la surveillance de la pneumonie d’étiologie inconnue chez les patients ayant récemment voyagé dans l’oblast d’Irkutsk. Le conseil a réitéré les constatations de l’OMS et n’a pas signalé de cas de peste nouvellement confirmé. À partir de cet examen du 14 octobre, aucun avis officiel ne modifie l’évaluation de l’OMS.
Ce que les autorités ont établi
La Russie a dit à l’OMS qu’aucun cas de peste n’avait été enregistré récemment à Irkoutsk. Les autorités russes ont décrit la mort comme une pneumonie d’étiologie indéterminée et ont signalé que la mort n’était pas causée par la peste.
Selon l’avis de l’OMS du 10 octobre, plus de 5 500 tests de laboratoire ont été effectués à l’aide de méthodes bactériologiques, biologiques, spectrométriques de masse et moléculaires. Aucun micro-organisme pathogène à forte incidence ou dangereux n’a été détecté. Il est également indiqué que deux enquêtes indépendantes n’auraient révélé aucun incident de biosécurité en laboratoire.
Ce qui reste inconnu
L’OMS n’a pas reçu d’information identifiant l’agent responsable de la maladie mortelle. Elle ne peut déterminer de façon indépendante si la période de surveillance des contacts de sept jours était suffisante pour exclure toute cause plausible.
Le cadre professionnel demeure pertinent. L’OMS affirme qu’une exposition associée à un laboratoire ne peut pas encore être totalement exclue, même si les informations fournies par la Russie n’indiquent pas un pathogène à forte menace testé ou d’autres cas liés. Les premiers rapports d’un deuxième cas n’étaient pas étayés dans le compte rendu officiel.
Comment ce site classifie l’événement
Plague Map garde la phase d’événement comme surveillance, mais change l’état de confirmation de la peste de suspectés à exclu. La première étiquette reflète un suivi continu; la seconde reflète les tests négatifs de la peste signalés. L’événement sera révisé à nouveau si l’OMS ou les autorités responsables identifient la cause ou signalent les cas liés.